Un peu de sérieux que Diable ! La terreur peut revêtir bien des formes. Des monstres dans nos placards, jusqu’à l’écrasement de joues de tante Edma, en passant par le gros méchant du quartier qui nous racket.
Mais il y a aussi la terreur comme pression politique, une pression que met en scène V pour Vendetta.
L’angleterre n’est plus ce qu’elle était. Au début du 21° siècle, plusieurs attentats ont frappés le pays. Des attaques biologiques ont été commises, plusieurs bombes dans le métro à Victoria Station, des actes terroristes contres des écoles. Le bilan ? 80 000 morts, un peuple qui vit dans la frayeur, la terreur, et l’horreur des actes commis.
L’Angleterre ne peut affronter ça, elle n’y survivra pas. Alors Adam Sutler, chef d’un parti fasciste et nouveau "Chancelier" de l’Angleterre prit des mesures drastiques. Il coupe l’angleterre du reste du monde. Rien ne rentre, rien ne sort. Les médias qui ne font que propager les angoisses du monde sont remplacés par une chaine neutre, dirigée par le gouvernent. Des couvres feux sont établis, une police secrète disposant de tous les droits est montée. Plus jamais l’Angleterre ne devrait connaitre de telles horreurs.
Un soir, Evey Hammond rentre chez elle, en retard peu après le couvre feu. Surprise par des agents de la police secrète elle est sur le point de se faire violer par ceux-ci. Un mystérieux homme masqué surgit. Il dit se nommer V, et sauve la jeune fille. L’homme ne serait peut-être pas uniquement son sauveur, mais leurs sauveurs ....
..... Waaahhhhoouuu ça vous fait baver hein ? Je sais je sais. Vous vous dites que le scénario, l’intrigue, les acteurs, la terreur politique, terroriste... vous vous dites qu’il y a pas matière à faire un bon film, vous pensez être dans une source de bonnes idées. Mais il en est rien.
Le scénario tient effectivement bien la route. L’idée est excellente, on voit venir petit à petit le dénouement, le pourquoi du comment. L’idée est d’actualité, nous amène à nous poser des questions sur nos gouvernements actuels, les informations qu’on nous donne, l’état un peu paranoïaque que pourrait avoir nos pays si nous nous méfions pas. Mais quelles souffrances doit on subir pour arriver jusque là !!!
Commençons par nos merveilleux acteurs. V, on s’en fout un peu en fait. On voit pas sa tête, le charisme d’une huitre. On hésite au début entre une pitrerie et un film très sérieux. L’ambiance et lourd, pesante. V recueille notre pauvre amie chez lui. On se dit c’est un mec bien, un gars cool, un héros. Et la PAM. On se dit mais merde, putain, ce mec a piqué le tablier à Maïté !! Cette situation, cet homme tout de noir vêtu avec un joli masque ... et un tablier rose limite avec des moutons et des rouleau à tapisserie dessus. Ça surprend, ça c’est sur. Mais c’est risible.
Nathalie Portman .... ben en fait elle sert à rien. On apprend un peu la vie de V grâce à elle. Mais c’est tout. Alors oui, y’a bien entendu une vague histoire d’amour entre les deux .... Mais c’est froid, sans candeur. On y croit pas. Il ne se passe rien, le déclic de leur sentiments est naze, c’est mièvre à souhait, je préfère encore les feux de l’amour, c’est plus plausible.
Le déroulement du scénario est creux. On dénote quand même des passages forts, des bonnes idées. Mais sans suite. Je spoile à mort mais vous avez qu’a pas lire.
La fin, la scène de face à face entre Sutler et V est risible. On sait pas d’où il sort, d’où il vient ..... On à l’impression d’être face à quelque chose de complètement secondaire et sans rapport avec l’histoire. Genre Shrek qui pète dans son bain, même combat. On se demande alors le but de l’histoire ? Le but c’est l’histoire d’amour ? C’est l’histoire politique ? C’est la manipulation des gens ? c’est pas possible !! il ne se passe rien, on ne comprend rien au pourquoi des choses, V se prend environ 58 balles dans le corps mais bon c’est pas grave, c’est en plastique va ! c’est un film !!! On reste pas sur sa faim, mais sur un jeun de 15 jours au moins.
Un gros point fort du film, avait été outre la dimension un peu poète des choses, l’omniprésence de référence historique, d’élément rappelant d’autre, de fait réels, et j’en passe.
Alors parlons en.
Adam Sutler, Adolf Hitler ...... YOUHA, tain comme c’est trop bien recherché, j’aurais jamais pensé. On me prend pas du tout pour un gros débile. Et en plus ... il est chancelier. Brrr ça fait froid dans le dos tellement ils ont grave cherché loin dans leur sources et idées.
Son graffiti V ressemble au logo de l’anarchie ..... youhou, ça va attirer les punks ça, il va y avoir de l’épingle a nourrice au portillon. C’est pour Sixtine et Charles Edourd. V aurait été barbu, sur un fond rouge avec un béret et une étoile comme j’aurais pas été surpris.
Pour conclure, j’ai été énormément déçu. Je suis sorti de ce film avec un goût amer et âpre dans la bouche. Et la sensation d’avoir vu une bonne bouffonnerie, un truc bien ringard. Les personnages sont creux, l’intrigue est très bonne, mais très mal exploitée. La réalisation très moyenne. On sent que l’écriture est trop poussée et a demandé beaucoup de recherche. Comme dit précédemment, les références vont loin, et sont multiples ( Regardez sur Wikipedia, il y en a effectivement beaucoup ). Le message donné est beau, important et d’actualité. Il fait écho à des films comme The Manipulation, qui apporte la théorie que le 11 septembre aurait été un coup monté pour donné une raison a Bush de faire n’importe quoi. Des idées qui disent qu’il faut se méfier.
Le sujet est louable, le film ne l’est pas.
PS : un mouton à celui qui trouve à quoi faire référence le titre de l’article, Ven-Ven la terreur.
9Fan-Fan la trulipe ?
Je suis tout a fait d’accord avec ta critique, un scenard sympa mais qui se sent seul quand même. J’ai découvert qu’il existait une BD dont était tirée le film, qui paraîtrait être bien, elle.
marci !
Oui la BD est magistrale, ce qui m’avait fait très peur pour l’adaptation. Qui est moins pire qu’elle n’aurait pu l’être, même si le film est (nécessairement) beaucoup plus superficiel.
Notamment, les références politiques et l’intrigue sont survolées. L’anarchisme n’est même pas mentionnée dans le film !
Je pense qu’on apprécie probablement bien plus le film en ayant lu la BD auparavant que l’inverse.
A noter que la BD est en six tomes, mais il existe une edition qui les regroupe.
Vous vous attendiez a quoi des mecs qui ont fait matrix, non franchement.
J’ai lu le comics avant d’aller voir le film, le comics est une approche de l’anarchie, de la libération de l’esprit face au idée reçue, à la désobéissance civil. Le film a repris les éléments "explosif", vaguement le scénario, mais est partit plus sur une lutte contre le fascisme et a dénaturé le comics, a telle point que l’auteur a demandé à ce que son nom n’apparaisse pas.
J’ai parlé de la BD parce que non seulement j’ai pas lu donc j’allais rien pouvoir dire, et puis parce que souvent c’est une mauvaise excuse, l’adaptation tout ca. Le scénario est quand même assez "dark", les graphismes de la bd ont l’air aussi. Mais le film ... pouah, c’est .. plastique, playschool, doux, limite rose bonbon. Y’a une ambiance carton pâte, on se croirait dans des décors de théatres tellement c’est .... irréaliste et plastique.
Banux -> Tu métonne, une daube pareil, j’aurais pas voulu non plus y associé mon nom. Anna -> t’aurais dit que t’avais kiffé tu t’en serais prit une :-). D’un côté c’est moi qui t’es imposé ce calvaire.
Zani -> Bien trouvé ! Bon alors y’a deux références, parce que celle - ci marche, mais j’y pensais pas. y’en a encore une autre !
Juytter-> je déconnais pour le 12ème degré ! En revanche,spas faux, je me suis endormie je crois tellement la théâtralisation me semble ici quasi-anecdotique et laisse davantage la place à une espèce de truc un peu kitsch, façon mauvais décors, costumes mal pensés (ho tain ! le coup du masque !!!), répliques fades : limite un truc pour collectionneur de boules avec la neige qui tombe !
Pourtant y avait vraiment de quoi faire : entre anticipation et relents d’actualité ! Mais ça sonne faux tout en voulant faire sérieux. Rien à voir avec un univers qui d’emblée veut s’inscrire hors du temps, hors de toute logique à la David Lynch par exemple. Là ça sonne faux, on sent la recherche jusqueboutiste d’un style, d’une signature. Peut-être que rester dans le "Comic" aurait permis d’être davantage en adéquation avec l’esprit de ce dernier. Mais là, par instant, j’avais l’impression que de vieilles images d’une version ancestrâle du Comte de Monte Cristo avaient été insérées.
Puis entre évocations explicites ou implicites, palimpsestes et références, y a un moment où trop de références tuent les références... :)
Keraoc -> faute avouée est à moitié pardonnée :)