Va te curer les hormones ailleurs !!

didoune (a xneurox qui colle)

mouton.rebelle

She Hate Me

J’ai enfin la réponse ! Spike Lee est fils de jazzman, c’est sa bio allociné qui le dit. Voilà pourquoi la musique de ce film est pourrie déstabilisante !

Le héros s’appelle alternativement John ou Jack ; apparemment Jack est son surnom, je trouve ça un peu louche, c’est un peu comme si on appelait Pierre Paul (“Je sais pas jouer, autre chose que du reggae”). D’ailleurs le traducteur ne s’y est pas fait prendre et a systématiquement sous-titré John. Au départ ça froisse d’entendre Jack et de lire John mais à la longue on ne le remarque même plus, c’est comme les sans-abri.

Mais je divague (“vague”. blague sponsorisée Agapi ou Le Refuseur). Reprenons.
L’histoire : John a une bonne place dans un grand groupe pharmaceutique, jusqu’au suicide de son ami Herr Doktor, qui lui lègue ses inquiétudes sur certaines manoeuvres de la direction. Après un bref cas de conscience notre héros dépose une plainte à la Commission des Opérations en Bourse. Or là bas il y a un proverbe qui dit en gros "Don’t try to fuck with rich motherfuckers", ce que l’on pourrait traduire par "Ne cherche pas des noises à des gens pouvant s’offrir de meilleurs avocats que toi". John perd son job et s’aperçoit rapidement qu’il va payer cher sa trahison.

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Damia Ramirez

Et c’est là que débarque Fatima, l’ex de Jack (ça c’est pour voir si vous suivez), qui aime désormais les femmes (Fatima, pas John). Enfin surtout une, Alex (Damia Ramirez, que j’ai pris pendant un bon moment pour Jessica Alba - ce qui veut dire qu’elle est bonne), avec qui elle souhaite avoir un enfant.
Seulement l’adoption c’est complexe, la médecine c’est cher et faillible... alors elle propose à John le travail d’inséminateur pas artificiel du tout. Notre héros un peu largué se retrouve alors embarqué dans des affaires très lucratives avec des lesbiennes...

Spike Lee je connais assez mal, j’avais détesté Jungle Fever, adoré Malcom X, et je ne savais pas que la 25° heure était de lui il y a cinq minutes. Dans She Hate Me il nous offre un grand n’importe quoi très plaisant où il s’attaque en vrac aux scandales économique Enron-like et aux valeurs très puritaines de l’Amérique. Même si le résultat est à peu près aussi cohérent que les prétextes à l’invasion de l’Irak, le mix des thèmes rend le film plus digeste (2h sur un scandale boursier risquent d’ennuyer, avec des lesbiennes sexy au milieu ça devient très sympa).

Les acteurs et leurs textes sont excellents, notamment dans les seconds rôles :

  • John Turturro en mafieu fan du parrain, jouissif
  • Jamel en guest star, totalement décalé dans le film, ça fait plaisir
  • Monica Belucci n’entre pas dans la catégorie "acteur"

Pour revenir à mon intro : si vous aimez le jazz ou la musique d’ascenseur, vous devriez pouvoir supporter la BO. Sinon désolé, je sais, j’ai souffert aussi.

Un film léger et drôle, c’est toujours bon à voir, non ?

She Hate Me She Hate Me She Hate Me She Hate Me She Hate Me She Hate Me She Hate Me
Flash player requis

par jojo le 25/11 à 01h02

Le film est vraiment très plaisant, le mélange serieux - scandale fincancier - et completment barré - avec le buisness de son corps - fait que les 2 sujets (qui auraient été surement indigestes en solo) se completent, se répondent. J’ai vraiment passé un bon moment avec ce film et la zik très ambiante m’a pas choqué plus que ça, certaines scenes rendent trop bien avec genre : John (Jack) marchant dans la rue sur fond jazzie. (Bon d’accord pour les quelques scènes molles la musique est pesante :p)

fab - 25 novembre 2004, 11:30


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