J’ai donc vu le Péril jeune, dans un élan mien de découverte du cinéma français, celui-là même que j’ai négligé fort longtemps au profit des films de nos amis orientaux. Je ne suis pas particulièrement fan de Cédric Klapisch, son film de S-F que j’ai vu il y a un moment ne m’avait pas particulièrement enthousiasmé (avec duris et belmondo), autant que les poupées russes m’avaient, à l’instar de jojo, passablement agassé. Seule l’auberge espagnole remontait quelque peu le réalisateur français dans mon estime, bien que la naîveté presque surréaliste de son script estampillé erasmus me laissait une fois de plus partiellement insatisfait.
Le péril jeune raconte l’histoire de 4 jeunes réunis par la naissance du bébé d’un de leurs amis, Tomasi, mort il y a un mois. Réunis, ils repensent et se racontent leurs expériences de leurs années lycées dans les 70’s.
Le film se veut très réaliste dans le quotidien de ces jeunes lycéens. Je peux moi-même m’y reconnaître, pourtant ex-lycéen d’une toute autre génération. Chahut dans la salle d’étude, défi de l’ordre et de ses représentants (ici le principal), systématiquement soutenu par toute la troupe de moutons de camarades de classes, clivage des générations, refus total d’un Ordre, quelqu’il soit par Tomasi, le grand rebelle du groupe. Emois avec les filles, petites looses et gros échecs sentimentaux. Interrogations sur la politique, qui se veut plus présente à cette époque, avec notamment les partis qui avaient leurs représentants dans les lycées. Le film se veut un patchwork de cette vie lycéenne, de toutes ces conneries qu’on a fait, qu’ils ont fait et qui au fond disparaîtront dans le Grand Absolu, parce que le temps passe, et que nous ne sommes pas éternels, semble faire prendre conscience Tomasi à ses camarades encore en vie.
Lui qui voulait tout sauf être boulanger, le voilà employé dans un bureau, à se faire chier. Lui qui se comportait comme le dernier des animaux avec les filles, le voilà marié, avec une "bonne femme". A la fin, après les avoir fait ressassé leur vie de lycéens, Cédric Klapisch laisse deux choix à ses personnages : rentrer chez eux et reprendre leurs vies pourries, ou aller prendre un café au bistrot avec les copains. A quoi ça servira au fond ? A pas grand-chose, mais tu sais de toute façon on crèvera tous, alors à quoi bon. Oui, à quoi bon.
A quoi bon s’insurger contre le manque de prise de parti du réalisateur après une scène de machisme rampant, où un homme reconquiert par la force physique sa domination sur la femme, quand celle-ci était sur le point de la conquérir sur le plan humain ? A quoi bon chercher à comprendre la position du réalisateur quand il accorde seulement un ou deux plans à une réponse argumentée au mépris du principe même de l’éducation porté par Tomasi ?
Le réalisateur semble par moment livrer un simple documentaire, un regard ethnologique, moins qu’une oeuvre avec prise de parti. Sa vision au final, en creusant bien, semble assez machiste : ce plan final des visages des 4 garçons, définitivement sereins et "retrouvés" dans un environnement exclusivement masculin, m’a fait un peu peur. Comme si les garçons et les filles ne pouvaient pas vivre dans le même monde. C’est quand même une génération comme celle-là sur laquelle Klapisch pose sa caméra dans le péril jeune.

*justement dans un des plans à la fin du film nous ne sommes plus dans le documentaire, et c’est justement ce plan des 4 vvisages dont je parle dans mon texte.
*Je ne vois pas en quoi, dans ce film, les origines sociales et culturelles sont pointées comme les responsables du comportement des jeunes. Chambert le gros macho on ne connaît pas du tout sa vie, Tomasi le rebelle non plus.
*"Il n’y a pas d’échec au sens propre du terme pour les personnages dans le fait qu’ils aient opté pour une vie rangée..."
Momo a l’air de bien se faire chier quand même. Le réalisateur a l’air de dire tout sauf qu’ils ont des vies qui leur permettent de s’épanouir. (il me semble)
*"On peut avoir été un jeune con puis devenir plus serein, assagi..."
Ce n’est pas la question. Filmer une agresseion machiste et ne pas filmer derrière ce que ça implique (les résultats sur la fille, la société que ça produit), c’est comme filmer un meurtre sans mettre en évidence le drame qui s’en suit d’une vie perdue.
*"Et "en creusant bien", tu en conclues que les filles et les garçons peuvent vivre dans le même monde.."
Des mecs font les trucs importants de leur vie ensemble au début du film, ensemble au milieu du film, ensemble à la fin du film. A aucun moment il n’y a de véritable échange entre un des garçons et une fille durant le film. Je ne dis pas que le réalisateur du film est forcément machiste, mais il fait de la génération qqu’il filme (à tort ou à raison) une génération machiste.
Je pense qu’il n’est pas utile voire de l’ordre de la digression d’évoquer dans ce film les conséquences de l’agression. Elles sont évidentes et ce n’est pas la cautionner que ne pas en parler.
Par ailleurs, si je parle de l’éducation, de la culture, des origines sociales...c’est parce qu’il s’agit là d’une constante chez Klapish. Je pense qu’il agit un peu comme Zola, avec le roman expérimental. Il fait se confronter des caractères (le biographique ici n’intervient pas) et des individus marqués par l’atavisme (là je pense à l’éducation et au milieu dans lequel on évolue), les réunit dans un lieu proche du laboratoire et observe les réactions engendrées par cette alchimie. C’est le cas dans Chacun cherche son chat, L’Auberge espagnole,et même son adaptation d’ un Air de famille.
L’absence de la femme dans ce film est aussi un parti pris...Ce n’est pas du machisme mais plutôt encore une fois l’observation des comportements, à travers le microscope plus que la caméra du réalisateur.
*"L’absence de la femme dans ce film est aussi un parti pris...Ce n’est pas du machisme mais plutôt encore une fois l’observation des comportements, à travers le microscope plus que la caméra du réalisateur."
C’est peut-être un parti pris, mais à mon avis un peu trop fréquent dans tous ces films qui se disent "générationnels". On peut voir dans tous leurs descriptifs "la drogue, le lycée, les filles, etc"
Et puis ce qui m’a choqué surtout, (là j’essaye de l’exprimer le mieux possible), c’est ce regard tendre que Klapisch porte sur ses persos à la fin, comme s’il oubliait les saloperies qu’ils ont fait avant. Voilà, c’est exactement ça qui me fait chier, qu’on me demande de m’attendrir sur ces mecs, dont l’un m’a été montré comme le pire des abrutis. Et généralement ouais, de m’attendrir sur des personnages au comportement malsain ou bête ou méchant (je joue avec la nourriture, je critique l’éducation, je chercher à dominer les filles, etc)
Qui te demande de t’attendrir ? dis-donc, c’est pas toi qui donnait un cours sur l’objectivité à propos de la vérité ?
Le regard que porte Klapish sur ses anti-héros à la fin du film n’est pas complaisant...C’est un constat, un bilan. Triste bilan certes, mais pas de pathos, pas de pseudo-empathie pour ces gars-là. Enfin moi, je n’ai pas senti le besoin de les comprendre, de m’attendrir sur eux.
*"Qui te demande de t’attendrir ?"
Le réalisateur.
Avec ça je ne pense qu’on puisse prétendre lle regard du réalisateur totalement objectif.
*"Le regard que porte Klapish sur ses anti-héros à la fin du film n’est pas complaisant..."
"Terminer cette critique par cette remarque, c’est faire un contresens total !!"
"dis-donc, c’est pas toi qui donnait un cours sur l’objectivité à propos de la vérité ?"
SI c’est moi, mais tu aurais apparament pu m’être d’une grande aide.
Anna > Tu te cogne contre un mur. Si pedrof le dit, c’est que c’est la vérité.
Pedrof > Je vois que apparemment tu es capable de trouver des photos du films. Ce qui prouve que tu es aussi capable de les mettre dans ta critique. En général, ça aide à mieux visualiser le film, voir à quoi ça ressemble et histoire de donner quelques impressions. Et sinon, on a juste face à nous un texte brut, qui donne pas forcément envie. Tu vois ce que je veux dire ?
euh, attends...
...
ouais ça y est, je crois que je vois ce que tu veux dire. (jsuis con hein, faut me laisser le temps)
Anna maitrise aussi bien que moi l’art d’énoncer la vérité universelle.
Alors là, je me demande ce que tu trouves de particulièrement attendrissant dans les clichés. Tu kiffes Romain Duris ? je comprends...Et la vue en contre-plongée ça me fait chialer...
Connais-tu la notion de "anti-héros" ? c’est justement quand un auteur met en scène des personnages qui n’ont rien d’attendrissant. Tu le trouves attendrissant Meursault dans L’ Etranger ?
Mais avec toi je suis plutôt dans le Mythe de Sisyphe : genre, on fait des trucs dans la vie qu’on pas de sens...Comme essayer de faire comprendre des choses à des gens qui sont ouverts d’esprit mais ferment de bonne heure.
le simple fait que tu sois autant obstinée à me faire comprendre ton point de vue révèle à quel point tu y es attachée et à quel point tu es persuadée du bien-fondé de ton jugement. donc les leçons de morale, stp, je m’en passerai venant de toi.
+"Tu kiffes Romain Duris ? je comprends...Et la vue en contre-plongée ça me fait chialer..."
Ouais, j’suis gay. ça pose un souci ?
+"Connais-tu la notion de "anti-héros" ? c’est justement quand un auteur met en scène des personnages qui n’ont rien d’attendrissant."
Si tu vas lire un peu les critiques sur allocine, tu verras que beaucoup de gens se sont attendris et ont trouvé une fibre nostalgique dans le film.
+"Tu le trouves attendrissant Meursault dans L’ Etranger ?"
Désolé, je ne connais pas.
Le simple fait ..... passerai venant de toi > Pedrof, c’est comme ça que ton Papa t’a élevé ? en parlant si mal aux inconnues ? Je pense que Anna essaye juste de te montrer que tu n’a pas forcément pris le film comme il le fallait, qu’il y a une autre vision possible et peut-être que tu es trop obtus dans ton jugement. Enfin moi je dis ça, c’est mon avis.
Si tu va lire les critiques sur Allocine ... > Ha ... ha .... ha. C’est bien connu, les critiques sur Allocine, ca dépote. Exemple, Critique sur Taxi4 : Super ! Il est trop drôle à la fin et quand l’ennemi public numéro 1 se fait transporter par Daniel Moralès et qu’il dégueule tout, la prèsence de Djibril Cissé m’a ravi car je suis supporter de l’Olympique de Marseille.
Haaaa .... la crème française. Il est reconnu qu’en matière de critique les kikoolol sur Allocine sont la crème de la critique cinématographique française. Taxi 4 ? Une bénédiction. L’ile aux trésors de Jugnot ? Une merveille tragique et dramatique, un renouveau des Choristes.
PedRof, Pedrof. Toi ? T’a quand même une certaine culture, même si je ne la partage pas toujours. Tu va chercher et écouter ce que disent les gens sur Allocine comme référence ? Ils disent que le film est touchant alors tu les crois ? Ils auraient dit que Les visiteurs en Amérique étaient une parodie de l’ambiance néo-nazie belge tu les aurais crus ? Tsss Tssss Tsss . Je suis bien déçu. C’est vrai que l’avis de Jacqueline, ménagère 55 ans passionnée de "Attention à la marche" est l’avis le plus tranchant qu’il soit.
Tu es souvent en désaccord avec les Moutons, mais tu écoute les gens sur Allocine ..... Alalalalaa. Ma pauv’ dame. Le monde ne tourne plus rond.
Je suis gay > Ça c’est ton problème. Je pense qu’Anna remarquait juste que sur 5 photos, 3 sont des plans en contre plongé de Romain Duris. C’est ’limité’ comme vision du film. En plus il a une de ses touffe le salop, on dirait Daniel Radcliff, dans Harry Potter 4° du nom. Sur la toute dernière il a l’air é p a n o u i. C’est fou. Genre je suis trop con, ma vie elle est trop chouette, vive l’anarchie. ha non le machisme, merde j’ai rien compris.
Alors reprenons à zéro Pedrof... Tu dis en gros que je fais un contre sens sur le film. Je ne pense pas que Le Péril soit un de ces films générationnels qui excusent toutes les saloperies. La séquence finale, tu l’as dit toi-meme, n’est pas reluisante. Les photos que tu as mises ne les montrent pas non plus super heureux.
Tu kiffes Romain Duris ? c’était une boutade Pedrof, mais c’est vrai j’ai pas mis de :). Tant pis pour ma gueule tu me crois homophobe en plus.
Les critiques d’Allociné : je m’en méfie comme de la peste car toi qui dis ne pas aimer le concensuel , pour le coup, on est en plein dedans. Les gens trouvent toujours que les personnages sont "trop trop attachants". Bref, des remarques de mou du genou, ce que je ne suis pas.
Je ne détiens pas la vérité Pedrof, je me fais mon opinion en me fondant sur des remarques objectives et parfois, j’ai la chance de pouvoir en discuter avec des gens qui me contredisent et me PROUVENT le contraire. Voilà...Ha j’oubliais :)
"Mais avec toi je suis plutôt dans le Mythe de Sisyphe : genre, on fait des trucs dans la vie qu’on pas de sens...Comme essayer de faire comprendre des choses à des gens qui sont ouverts d’esprit mais ferment de bonne heure."
Condescendance.
"Terminer cette critique par cette remarque, c’est faire un contresens total !!!"
Prétention de vérité universelle.
"Tu te cogne contre un mur. Si pedrof le dit, c’est que c’est la vérité."
Sarcasmes inutiles au débat.
C’est difficile d’être objectif, et je ne suis certainement pas le plus doué des critiques. Je vais lire les critiques allocine pour voir un peu ce que les autres ont pensé de tels films, ainsi que les critiques de la presse. Il faut savoir être critique (avec les critiques) mais c’est toujours intéressant de voir ce que la masse a ressorti d’un film.
Je n’aime pas en général la gratuité ou le parti-pris documentaire quand on aborde au cinéma des thèmes qui me paraîssent importants. Je suis par exemple dans le camp des personnes qui n’ont pas aimé Elephant, justement à cause de son parti-pris documentaire.
Et je me demande, là je réfléchis en même temps que j’écris. La partie lycée est certes documentaire. Mais la partie "adulte", elle, est purement romantique, non ? (fictionnelle, cinématographique, je veux dire). Alors la subjectivité du film, s’il y en a, se siturait dans cette partie. Déjà, voyons si on est d’accord sur ce point.
re... "mais c’est toujours intéressant de voir ce que la masse a ressorti d’un film" : c’est pas condescendant ça ?
J’ai pas du tout aimé Elephant, trop malsain et glauque , et c’est vrai, trop de parti pris. On est d’accord.
La partie fictionnelle est logique : on a un récit rétrospectif qui permet de comprendre ce qui objectivement a conduit les types où ils en sont. C’est un choix narratif plus qu’un parti pris sur ce qu’ils sont réellement.
Voilà ce que j’en pense. Donc ni machisme, ni regard bienveillant mais un choix narratif...
Lol. Orphée, t’a trouvée quelqu’un qui te comprend :) ( je plaisante bien sûr ).
Tu vois Pedrof, on a les mêmes défauts ( presque ).
j’ai pas vu le film et j’ai pas d’avis sur la question...
mais pour Allocine vous êtes super vaches je trouve. évidement que les critiques de Taxi 4 sont minables, mais si tu prends des films moins grand public ce ne sont pas les mêmes personnes qui vont laisser des remarques, et dans le lot forcément il y a des avis argumentés et intéressants. Au moins autant que les critiques qui passent ici...
Keraoc -> je sais pas si j’ai trouvé quelqu’un qui me comprend mais moi je ne te comprends pas ... pedrof : agassé, les avoir fait ressasé ... mais bon ça s’améliore, je reconnais...
tiens, je te donne deux amis fidèles : www.leconjugueur.com http://www.lexilogos.com/francais_langue_dictionnaires.htm
oh t’es dure. enfin merci pour les deux mots ;)
agacé ressassER
Sorry