J’aimerais vous parler aujourd’hui de personnes que l’on présente rarement de la manière dont je vais le faire : les geeks. Même si j’en parle à la troisième personne, j’en fais partie, et j’en suis très fier.
Un être social à part
Les geeks, tout le monde sait ce que c’est, ou pas. D’une manière générale, on appelle geek un passioné d’informatique, quelqu’un qui ne vit que pour ses ordinateurs. Cette définition est très réductrice à dessein mais représente bien le personnage dans l’imaginaire collectif. D’un point de vue totalement extérieur, c’est vrai. Mais dans la réalité, il en est tout autre.
Parce que les geeks cachent aussi des personnes comme les autres, qui aspirent très souvent à une vie comme les autres. Ils ne vivent pas que pour leurs ordinateurs et aimeraient aussi avoir des activités sociales comme tout le monde, faire des rencontres, vivre. Mais leur passion est pour eux un grand handicap.
En effet, comment faire partager les émotions que procurent la résurrection d’une station Sparc LX avec un OpenBSD avec des gens pour qui informatique riment avec métaphysique. Et ce n’est qu’un petit exemple. L’informatique est riche de plein d’expérience tout aussi fabuleuse les unes que les autres mais impossibles à faire partager à un pingouin pris au hasard dans la rue (ce terme n’est pas péjoratif, j’ai un grand respect pour les pingouins).
Alors les geeks se retrouvent entre eux et discutent entre eux, ils se comprennent. Mais ainsi, par la même, ils s’isolent du reste du monde un peu plus.
Le geek et les filles
Autant dire que parmi la communauté des geeks, les filles ne sont pas légion. Parmi tous les geeks que je connais, il n’y a qu’une seule vraie geekette (qui se reconnaîtra certainement car elle passe de temps en temps ici même). Mais c’est une exception notoire vu qu’elle a une vraie vie sociale. Sinon, nada, niet, rien. C’est un monde essentiellement masculin.
Mais ce serait oublier un peu vite que les geeks ont aussi un coeur et que, comme tout le monde, il n’aspire qu’au bonheur. Certains sites tendent à nous faire croire que chaque geek a sa copine mais ce n’est absolument pas le cas. Rencontrer une fille pour un geek relève de l’exploit, et je ne parle même pas d’avoir une relation sérieuse. On oubliera dans ce qui suit les exceptions xneuroxiennes.
Quand une rencontre a lieu, généralement, c’est pour finir en drame pour le geek. Parce que le monde social n’est pas fait pour le geek. Le geek a besoin de connaître avant de se lancer, il a besoin de découvrir la personne en face de lui. Dans un monde où tout va de plus en plus vite, les rencontres comme les séparations, le geek ne peut pas lutter.
Le geek fait tout de travers. Souvent, il entretient dès le début une relation que la fille considère comme amicale. Et pourtant, la théorie de l’échelle nous a depuis longtemps appris que le saut d’échelle est mortel dans la plupart des cas. Mais comment faire autrement ? Le geek ne peut pas se jeter sur une fille comme ça, ce n’est pas possible pour lui. Et quoi qu’en disent ces dames, les geeks savent pertinemment que l’attente joue contre eux dans la grande majorité des cas.
C’est un problème totalement insoluble.
Le geek sans les filles
De là, deux options s’offrent à notre geek préféré.
La première consiste à être résigné et à renoncer définitivement. Dans ce cas là, il s’agit de trouver des substituts de bonheur dans d’autre niveau de la vie : travail, passion, sport. Comme disait un geek que je connais très bien : "Si je dois rencontrer une fille, ce ne sera pas de ma faute". Ce qui résume assez bien l’état d’esprit de cette partie des geeks.
La deuxième option, plus optimiste, consiste à croire que c’est possible. Et que parmi toutes les filles, il y en a pour lesquels l’attente n’est pas un handicap (elles sont peut-être aussi nombreuses que les geeks, les probabilités sont donc faibles). Mais cette option est très douloureuse car elle demande de devoir passer par des phases d’approche de filles dans la vraie vie. Ce qui pour un geek est toujours une grande épreuve.
Parfois, ça marche. Souvent, ça fait mal et ça amène à considérer la première option comme une option souhaitable. Et le geek reste dans son malheur, un peu plus aigri et un peu plus coupé de la vraie vie.
Conclusion
Pourquoi parler de tout ça ? Ce n’est pas pour provoquer la pitié. Les geeks ne veulent pas de pitié, ils veulent de l’amour. Ce texte est juste là pour que vous autres, gens de la vraie vie, vous sachiez que quand vous croisez un geek, il y a avant tout une personne comme les autres, une personne avec des sentiments, et bien souvent, une personne qui souffre.
Certains se reconnaîtront certainement dans ces lignes, d’autres non. Et c’est tant mieux, ça veut dire que les geeks sont beaucoup plus riches intérieurement qu’on veut bien souvent nous le laisser croire ou que eux même tendent à faire croire.
Héhé rigolo ce petit texte (je sais c’était pas l’objectif mais bon).
L’informatique comme toutes les passions ça peut couper des gens qui ne la partagent pas (drôle de phrase). Même si il y a sûrement des passions mieux adaptées à la rencontre de personnes de sexe féminin que d’autres (le tunning ou le canevas par exemple, même si la population ciblée ne sera pas la même) je crois que c’est à nous, geek, de faire en sorte de rendre notre passion intéressante / accessible et de ne pas s’enfermer dans un ghetto.
Mon frère réussit (parfois) à m’intéresser en parlant de voitures, certains amis parviennent à me faire croire que la finance et l’économie sont des sujets captivants, et j’espère bien que des fois j’intéresse les gens en parlant de trucs de geek.
Le monde est partage, mes frères.
Go P2P.
marrant j’ai commenté en même temps qu’attila, qui :
- utilise aussi le mot ghetto
- confond grima et axolotl
- utilise la technique ancestrale du coup de pied au cul
« le saut d’échelle est mortel dans la plupart des cas. »
Roh, la plupart du temps tu t’en sors avec une cheville foulée, T’exagères.
Et puis ça dépend des domaines, dans le multimedia il y a plus de filles, 25% dans ma promo.
pareil 0%
sinon il est neuneu au possible ton texte axolotl ... ha tient tu dois être en train de m’attendre à la gare la en fait ...
Personnellement j’ai plus l’impression d’avoir des problémes pour faire passer les informations aussi bien a l’oral qu’a l’écrit.
Pour moi toute passion est chiante pour quelqu’un qui ne s’y inttéresse pas un minimum.
Exemple esssaie de parler des théories sur la réalité historique de jésus. C’est pas de l’informatique pourtant la plupart des gens ca les fait chié.
Essayer de parler de cinéma expérimental, d’art contemporain de géo politique un peu poussé la majorité s’en fout complétement.
tient je vais leur répondre ca la prochaine fois qu’on me dit que je suis trop un malade a parler avec que des mots qu’ils comprennent pas.
j’aime pas les gens.
8,14% pour moi, et ca m’empeche pas d’aller en trouver en boite, dans les bars, en soiree, dans la rue, ailleurs, n’importe ou... Je pense aussi que Didoune a raison : elles adorent les connards, c’est moche a dire mais je pense en etre convaincu.
PS : Etrange, le texte est en UTF-8 et les comms en ISO-8859-1, pas tres pratique ;)
