L’avantage d’être intelligent, c’est qu’on peut toujours faire l’imbécile, alors que l’inverse est totalement impossible.

Woody Allen

mouton.rebelle

Des nuages, des enflures

Interview exclusive du réalisateur de ce premier court zen et fascinant, éloge tranquille du mouvement.

C’est avec une excitation difficilement dissimulée et des problèmes d’incontinence que j’ai rencontré cette après-midi Pedrof, réalisateur de son premier court-métrage, "Des nuages, des enflures", le film dont nous parlons aujourd’hui. Place au jeune maître !

Mouton-Rebelle : Pedrof, premièrement comment t’est venue l’idée de ce court-métrage ?

Pedrof : En fait j’ai fait un voyage en Espagne ce mois-ci. J’ai passé 5 jours dans 3 villes différentes, et ma première ville était Valence. Etant un grand fan des ports et des zones que la masse ne vient pas contaminer, j’ai visité et vagabondé dans celui de Valence, en prenant des photos et filmant quelques passages en vu de faire un montage. Je n’avais pas vraiment d’idée de scénario, mais faire un objet esthétique sur cette musique [ndlr : Inner Vision, extraite de la BO de la série Lain] en captant les sensations que j’éprouvais dans ce lieu, ce mélance de solitude, de mélancolie et de recueillement face à la mer. J’avais déjà fait cela une fois, en me filmant dans le port de Castellón. Mais il y n’y avait qu’un seul plan, dont je suis d’ailleurs plutôt fier.

M-R :Qu’as-tu voulu exprimer à travers ce film ?

Pedrof : Comme je l’ai mis dans le générique, je n’ai pas écrit ce court. Je l’ai monté avec quelques images supplémentaires que j’avais tourné dans mon appartement, dans des moments de solitude, en improvisation. C’est pour cela qu’il y a un peu d’humour. Quand je ne m’implique pas plus que ça dans l’écriture, je préfère ne pas trop prendre ce que je fais au sérieux et chercher à faire sourire, c’est un plus pour moi. Ensuite, je pense qu’il y a des interprétations possibles à cette vidéo. L’impro n’empeche pas une certaine cohérence, qui permet ensuite de gagner du sens. On pourrait très bien imaginer que le garçon à l’intérieur rêve des scènes à l’extérieur, et qu’il se remémore son passé, des moments spéciaux... pendant qu’il est seul chez lui. C’est une interprétation, il y en a bien d’autres possibles.

M-R : Ce qui tape l’oeil dès le départ sont les effets visuels.

Pedrof : Oui. J’étais très enthousiasmé au départ par leur rendu, après je me suis demandé, pour le premier plan par exemple, si c’est assez lisible. J’avoue que le fait qu’on voie ça en premier est un peu dévalorisant, parce qu’au fond c’est quelque chose dont seul la machine est responsable. Mais j’admets que c’est mon parti pris, et je suis moins même fasciné par ce rendu. Ca provoque un sentiment onirique, éthéré pour moi qui collait parfaitement à ce que je voulais montrer pour ces scènes.

M-R : La pirouette finale... Un saut périlleux sans filet. Elle divise à mort !

Pedrof : Je m’en doute. C’est un retournement scénaristique qu’il fallait oser. Pour certains j’imagine que cela dynamite le film. Pour moi c’était l’occasion comme je l’ai dit plus haut de faire sourire. Je n’ai pas une prétention énorme, ainsi si je pouvais être un peu décalé pour la fin (et je crois que j’y suis bien arrivé), c’était bienvenu dans mon processus.

M-R : La signification du titre ?

Pedrof : Un jeu de mot avec le nom de l’album de Noir Désir, des visages des figures. Nuages pour évoquer le rêve, l’élévation de l’humain, et enflures comme on peut se comporter en animal également.

M-R : Des projets pour l’avenir ?

Pedrof : Oh que oui ! Premièrement un autre court métrage, humoristique cette fois, et écrit, sur l’univers d’un geek une journée où il reçoit son ordinateur et cherche à s’approprier le réseau de son nouvel appartement. Puis un gros projet, un long métrage avec des acteurs amateurs, que j’écris depuis quelques mois. C’est un projet vraiment important pour moi, je le travaille avec amour en cherchant à faire rentrer la sensibilité des personnes que je rencontre dans mon script. Ce sera un vrai challenge de le tourner, j’y crois très fort.

M-R : Merci Pedrof, bonne continuation !

Pedrof : A toi aussi mouton, rebelle-toi plus !

le film en téléchargement (30 Mo)

par Pedrof le 21/08 à 13h22

jolie l’auto-promo ouverte :) la prochaine fois je te ferais moi même un questionnaire bien plus vache...

sinon la vidéo est sympa, avec un côté "subtile à la pedrof" qui me fait doucement rigoler...

jojo - 21 août 2007, 16:34

c’est beau d’être mégalo.

Pedrof - 21 août 2007, 16:44

Tu aurais pu au moins te faire cette petite branlette sur une page perso. sympa le jojo de laisser passer ça.

juytter - 22 août 2007, 12:02

Tous ca pour une vague scene de boulle... c’est naze !

SAMsara - 22 août 2007, 13:19

En toute franchise, au début du court, j’étais intrigué. Bonne musique, je suis un grand fan du cellshading ( y’a un bref passage si je ne m’abuse ), le traitement d’image était joli. BOn y’avait ta tête mais je m’en suis arrangé ;). Mais j’ai du mal avec la chute. Je vois pas où tu veux en venir, ou ça ne me fait pas rire.

je rejoins Juytter, c’est un peu déplacé. Bon effets au départ par contre.

keraoc - 22 août 2007, 23:50

je n’ai pas été très ambitieux, ce n’est pas un film que j’ai écrit onscieusement... au lieu de me prendre au sérieux jusqu’à la fin, j’ai préféré à côté de la recherche esthétique mettre de la dérision. merci pour vos commentaires !

Pedrof - 23 août 2007, 11:01

Alors là Pedrof...je ne sais pas si tu t’rends compte, mais ce que tu as fait, c’est énOOORME . Tu réalises, grâce à ton oeuvre, l’exploit de rendre concret un concept, de mettre en image une abstraction.

Désormais, tout le monde comprend mieux l’idée de ...masturbation intellectuelle :)

De la dérision dis-tu ? j’essaie de sourire. ça commençait bien pourtant.

Anna Coluthe - 23 août 2007, 16:09

ok ça n’a pas plu beaucoup cet ultime rebondissement scénaris-trique.

moi je trouve qu’au final c’est un objet bien intriguant, qui oscille entre sensibilité et beaufitude totale. mais personnellement je suis content globalement du résultat, même si c’est vrai le générique de fin me fait tiquer.

je ferai mieux pour le prochain !

en tout cas franchement je suis content que vous ayez commenté et critiqué. je suis bien plus soft dans les discussions concernant mon travail que celui des autres :)

merci

Pedrof - 24 août 2007, 16:48

Ben tu vois Pedrof, à propos de "l’ultime rebondissement scénaris-trique" justement, moi je trouve pas super cohérent de qualifier de machiste la séquence finale du Péril jeune et d’insérer des images p0rn0 dans ton film.

Parce que c’est bien connu, le p0rn0 valorise l’image de la femme...

Cela dit, je te trouve courageux sur ce coup-là, franchement. Mais sans être coincée duc’ (pardon les gens), cet objet intriguant oscille davantage entre sensibilité certes, esthétisation plaisante et ...vulgarité inutile voire glauque.

Orphée -> perso, je pense qu’il ne faut pas être un intégriste de l’orthographe. Le contenu est essentiel. Je préfère un texte intelligent avec quelques fautes que m’ennuyer à lire un truc écrit dans un français irréprochable.

Anna Coluthe - 24 août 2007, 23:06

tu penses que le p0rno c’est glauque ? ok, mais c’est une réalité et la plupart des mecs regarde du p0rno occasionnellement. ça me plaisait d’assumer cette réalité et de la mettre dans ce petit film. après pour le générique je me demande toujours si j’ai bien fait.

mais explique-moi plus s’il te plaît ce que tu trouves glauque et vulgaire.

pour répondre vite fait au sujet du p0rno, je ne pense pas a priori que montrer du p0rno soit machiste ou dégrade "particulièrement" l’image de la femme. C’est du p0rno, ça répond à la demande masculine. le p0rno assouvit les fantasmes des mecs. ça ne dit pas que une femme est en général une chienne soumise qui doit se soumettre sexuellement à l’homme. c’est plus "gratuit" que ça, non ? plus limité à son propre contexte il me semble. ça me semble par exemple bien moins vicieux que voir à longueur de temps des femmes à moitié dénudés sur des pancartes de pub dans la rue. je t’en prie, n’hésite à réagir et à me contredire si le coeur t’en dit.

Pedrof - 25 août 2007, 15:03

Les gens regardent pas "occasionnellement" du p0rno dans le but de glorifier l’image de la femme. C’est en général à but "utilitaire" que de s’aider à assouvir un besoin naturel qu’est la masturbation, car c’est bien connu, on est moins imaginatif que les femmes.

Pourquoi glauque ? tu connais les conditions de réalisations d’un film p0rno ? Bon ben sur, toi tu vois le p0rno, des filles qui font un métier parce qu’elles aiment cette forme, ou je ne sais quoi. D’ailleurs je veux savoir a ton avis pourquoi les femmes font ce métier. Alors ouai peut-être, que sur certain plateau, l’ambiance est méga décontracte, les filles prennent tous le temps leur pied etc. Mais pas souvent. Que le p0rno réponde à la demande masculine, n’en fait pas quelque chose de super bon et de super éthique.

Tu devrais lire un peu Virginie despentes, ou te renseigner un peu. Je te conseille cette lecture, en particulier les deux derniers paragraphe.

Et oui le monde du p0rno est glauque, super glauque. On est loin de l’image que tu semble en avoir. Je me rappel une interview d’une actice qui racontait qu’a ses débuts, elle faisait jusqu’a 8 prises par jours, et des fois sans se doucher entre les prises.

Mais je rejoins Anna, tu te contredis énormément. Tu dis que le Péril Jeune sdla merde ( pour résumer ) parce que à la fin on a l’impression que les hommes et les femmes ne vivent pas dans le même monde. Haaaaa siiiiiii. Mais les femmes se font baisé, soumise, et elles aiment çà les salopes. Ouai donc en fait, t’es comme Klapish quoi.

Alors d’assumer c’est très bien, mais y’a plusieurs façon d’assumer, et la c’est quand même super vulgaire. Mais bon, c’est un débat compliqué.

keraoc - 25 août 2007, 17:07

Je vais te placer une petite citation de Karine Bach, plus connu sous le nom de Karem Lancaume qui c’est suicider il y a de ça quelques années. Karen n’avait réalisé que des grosse productions, pas des films amateur minable, non. Avec de grand nom du milieu ( Dorcel Coppula et autre ) :

« Double péné par 5 °C, suivie d’une éjaculation. Couverte de sperme, trempée, morte de froid, personne ne m’a tendu une serviette. Une fois que t’as tourné ta scène, tu vaux plus rien. »

keraoc - 25 août 2007, 17:16

( triple post mais c’est pas grave. Avec tout ca Jojo, si tu multiplie pas tes visites par 3 ..... ). Pedrof > J’explique pourquoi c’est glauque. Si tous le monde le fait, mais que c’est une tare, une honte de l’avouer, y’a une raison. C’est que tous le monde sais que c’est avilissant et dégradant.

Je comprend tout à fait la note d’humour, et le retournement que t’a voulu créer. C’est peut-être un peu loupé, pcq trop choquant ( et en contradiction avec ce que tu as pu dire précédement ). Le prochain sera certainement mieux :)

keraoc - 25 août 2007, 17:31

ok kera je vais répondre à tes posts. t’inquiètes pas je ne campe pas sur mes positions, je suis là pour discuter, je n’ai pas d’idée toute faite sur ce sujet.

"C’est en général à but "utilitaire" que de s’aider à assouvir un besoin naturel qu’est la masturbation"

On est tout à fait d’accord.

"Les gens regardent pas "occasionnellement" du p0rno dans le but de glorifier l’image de la femme."

Of course.

"Pourquoi glauque ? tu connais les conditions de réalisations d’un film p0rno ?"

Ok, non je ne les connais pas précisément, et je suis convaincu que pour les amateurs par exemple c’est ultra super glauque. Mais la video que j’ai foutu dans mon film, c’est un extrait d’un JAV (japan adult video). Or, je me suis renseigné là-dessus, et les filles qui tournent là-dedans sont de véritables stars dans leur pays. J’ai meme lu une interview de l’actrice qu’on voit d’ailleurs dans la séquence de mon film, elle disait qu’elle aimait son boulot, etc etc, qu’elle rencontrait des gens intéressants. Bon, c’est un exemple, c’est pour dire que elle en particulier n’a pas l’air de foncièrement souffrir du métier. Je n’aurais pas mis dans mon film une scène de p0rno amateur, d’ailleurs je n’en regarde jamais, trop glauque justement.

"D’ailleurs je veux savoir a ton avis pourquoi les femmes font ce métier."

Honnêtement je me le demande. J’imagine que c’est un moyen de gagner sa vie pour des femmes qui n’ont pas d’apriori sur le métier et dont les valeurs ne vont pas à l’encontre de ce métier. Certaines prétendent en plus s’épanouir sexuellement comme ça (j’ai vu le passage de katsumi chez cohet). Ca, c’est pour les actrices un minimum "pro" j’ai envie de dire. Après, pour les p0rno amateur, je n’ai aucune idée, mais j’imagine qu’on profite de filles qui ont besoin d’argent pour tourner des p0rnos super glauques et super hard, et ça c’est clair que je condamne. Après, la citation que tu mets remet tout cela en question, puisque c’est d’une actrice professionnelle dont on parle, donc honnêtement je ne sais pas.

Je viens de lire le texte que tu as mis en lien, c’est édifiant, ça retranscrit bien le sentiment de la necessité de jouir. Et les deux derniers paragraphes, très cruels qui rendent compte du milieu du p0rno.

Mais alors que penser ? Je lis ça, et à côté j’entends katsumi qui dit adorer son métier et prendre son pied. Le p0rno est à deux vitesses ?

Donc ce que tu veux dire, c’est que le fait que j’ai mis cette scène de q, ça serait irresponsable et un peu une insulte pour les filles qui sont dans cette merde-là ? et meme si yua elle tourne pas de cette façon c’est pareil ?

Voilà les questions que je me pose à présent. Une chose est sûre, je n’aurais jamais mis une scene de p0rno qui me paraissait glauque, mais est-ce suffisant ??

Pedrof - 25 août 2007, 17:54

merci pour le lien, j’ai lu qq autres textes de hillson et c’est super

Pedrof - 25 août 2007, 18:15

Alors t’y crois à ça toi...qu’une femme s’épanouit en faisant du p0rno !!!! Une femme s’épanouit quand elle choisit. Quand c’est pour bouffer c’est pas pareil !!!

Y a des tas de façons de créer une chute dans un film sans sombrer dans le glauque.

Oui le p0rno c’est glauque. A des fins hygiéniques j’veux bien, mais le montrer c’est cautionner, le justifier c’est cautionner, dire qu’une femme est une star du p0rno et en est heureuse...tain !!! c’est avoir des oeuillères...

Anna Coluthe - 25 août 2007, 18:26

on nous bassine tellement à nous dire que les femmes sont l’égal des hommes sur le plan sexuel, que non, je ne rejette pas catégoriquement la possibilité qu’une femme s’épanouisse dans le p0rno. katsumi le dit, c’est une menteuse ? après j’ai faux sur toute la ligne si ça se trouve. une femme peut choisir de faire du p0rno, toutes les actrices p0rno ne sont pas des jeunes filles émigrées ou droguées.

Pedrof - 25 août 2007, 18:39

et quand je dis ça en plus, c’est en envisageant d’autres perspectives que la mienne puisque personnellement, (en tant que garçon) je ne pourrais pas m’épanouir en faisant du p0rno.

Pedrof - 25 août 2007, 18:41

Déjà, t’a avoué regarder cauet. Rien que ça, c’est suffisant pour ne plus te répondre !!! Effectivement, Katsumi le dit, Ovidie aussi. Et sûrement ta soit disant "copine". Alors peut-être réellement elles aiment faire ce métier. Mais peut-être disent-elles l’aimer, car oubliant les côtés glauque elles profite des autres avantages ( une certaine forme de gloire, l’argent, et les ouvertures que ca t’apporte peut-être, regarde Clara Morgane future star de la chanson française, juste derrière M-Poque-au-rats ). Ça ne change en rien que les conditions sont minables, et qu’on rabaisse l’être humain a un objet, qu’on oublie leur conscience uniquement pour leurs corps.

Pour le p0rno japonais, il me semble avoir entendu une fois qu’a la fin des films, il y a des bêtisiers, de vrai making off, des parodies etc. J’ai jamais vu, je pourrais pas le certifier. Mais attention sur un point. Une actrice japonaise ça veux pas forcément dire un film japonais ( Katsumi inside, rho la mauvaise blague ). Beaucoup de gens disent adoré leur métier, mais on oublie de parler des mauvais côtés. Un skieur pro te dira que évidemment, les sensations, il aime ça etc. Mais on parle plus rarement des milliers de boîtes qu’il se prend, le nombre d’os fracturés etc. Ok c’est deux choses non comparable, mais j’ai pas trouvé de meilleur exemple.

La problématique est toujours la même, ce n’est en rien quelque chose de valorisant, ni pour la femme ni pour l’homme ( parce que au vu des dialogues, si les hommes passent pas pour des gros gros débiles, des gros beaufs .... ).

keraoc - 25 août 2007, 18:53

( ha et j’aime beaucoup Hillson aussi. Ca me rappel tout d’un coup )

keraoc - 25 août 2007, 18:58

j’ai regardé l’interview de katsumi sur youtube. nuance...

"on rabaisse l’être humain a un objet, qu’on oublie leur conscience uniquement pour leurs corps."

mais est-ce que c’est mal, si ça nous aide à composer avec nos instincts animaux ?

après, bien sûr que ce n’est pas valorisant. mais peut-être qu’au fond la situation sociale serait pire sans le p0rno, et sans tous les fantasmes qu’il nous permet d’évacuer. Et il y a des chiffres qui vont dans ce sens-là (au niveau des agressions sexuelles par exemple, le japon, un pays où le p0rno est quand même ultra florissant, très pervers et partie intégrante de la société, les chiffres sont faibles par rapport à chez nous...). et après, je dirai le p0rno, ça reste le p0rno, un truc tabou, interdit aux moins de 18 ans, virtuel. je ne suis pas convaincu que ça peut réellement dégrader l’image des femmes. (autant qu’un jeu vidéo violent peut faire devenir violent... ?)

qu’en pensez-vous ?

Pedrof - 25 août 2007, 19:24

Faut pas tout mélanger Pedrof, le raccourci est un peu facile entre les jeux vidéo et le p0rno...et à mon sens ce n’est pas comparable.

Moi, je pense que l’on parle de stars du p0rno car justement la femme devient objet. L’objet sans âme, juste soumis aux fantasmes..., le sex toy.

"Les instincts animaux, l’évacuation des fantasmes"...Nul ne les renie et tant mieux si l’on arrive à composer avec, à s’éclater en les réalisant. Mais tu vois, c’est comme l’esclavage, fallait-il ne pas l’abolir parce qu’économiquement il était rentable ?

Enfin, si le "p0rno est une réalité, que les mecs en regardent", s’il permet de faire baisser le nombre d’agressions, il ne doit pas pour autant être montré comme la panacée. Ca n’est jamais qu’un pis-aller, un ersatz de la vraie jouissance, celle partagée et consentie, gratuite et gratifiante, aussi animale soit-elle...

Anna Coluthe - 25 août 2007, 20:10

Petit rectificatif sur le nombre d’aggression sexuelle au Japon : les femmes vont encore plus difficilement porter plainte qu’en Europe, donc il n’y a aucun chiffre fiable.

Yoda - 26 août 2007, 00:01

je continue sur le forum.

jojo - 26 août 2007, 13:33

D’accord avec toi pour la vulgarité des clips R&B, quand la femme a la même valeur que la grosse chaîne en or et encore...D’accord aussi pour la pub, qui a toujours objectivé la femme.

Le p0rno n’est pas glauque parce qu’il montre du cul, du cul, du cul...Il l’est pour l’industrie déshumanisante qui se trouve derrière.

Biensûr qu’il y a de l’hypocrisie autour du p0rno, mais moi je voulais juste dire qu’il y a peut-être des trucs qui doivent rester dans la sphère de l’intime. Que l’on mate un bon film pOrno pour assouvir un besoin on ne peut plus naturel, ça me pose aucun problème. Ce qui me dérange c’est l’exposition qui en est faite.

Le côté voyeur ou exhibo, c’est privé. Ce que tu fais, ce que tu aimes, c’est ton problème.

Que Pedrof nous montre la vacuité de son existence en insérant ces scènes, ça me dérange, j’ai pas envie de savoir. Je prends pas ça pour de l’hypocrisie, je prends en fait ça comme une agression, une intrusion dans un domaine où j’ai pas envie d’aller.

Et quand on m’emmène là où je veux pas, j’ai tendance à me rebiffer. Il nous a eu par surprise le Pedrof, l’a bien réussi son coup, mais moi ça me gave, j’étais pas consentante en fait :)

Voilà, et tout comme la pub machiste me gave, cette scène dans son film me gave aussi. J’ai pas plus envie de voir ce que mate Pedrof que d’être agressée par les filles en string sur les panneaux ou les mannequins anorexiques des magazines.

Je n’ai qu’une possibilité pour répondre à cette agression constante de la société : protester...Merci de créer des espaces où on peut tous le faire.

Anna Coluthe - 26 août 2007, 15:33

"Que Pedrof nous montre la vacuité de son existence en insérant ces scènes, ça me dérange, j’ai pas envie de savoir. Je prends pas ça pour de l’hypocrisie, je prends en fait ça comme une agression, une intrusion dans un domaine où j’ai pas envie d’aller."

Ma pauvre, je t’ai agressé... en insérant deux bouts de p0rno de qq secondes, l’un totalement muet, entre deux plans de ma face totalement inexpressive ! que j’ai atteins des sommets de beaufitude (appelez ça comme vous voulez) dans le générique final, ça je peux l’admettre, mais que mon incrust de p0rno soit foncièrement de mauvais goût, moins.

Par cette scène j’ai suggéré que le personnage masculin, seul chez lui, regarde un p0rno en s’emmerdant, voire déprimant copieusement. Quelle est donc ce domaine où tu n’as pas envie d’aller ?

Pedrof - 26 août 2007, 16:42

On va dire Pedrof, pour clore un peu le débat, que ton "interview" et l’encensement que tu as fait autour nous a préparé à autre chose.

On attend de voir le prochain :).

keraoc - 26 août 2007, 22:16

Puisque tu me poses la question Pedrof, je vais te répondre. Un dernier post sur ce sujet, parce que je pense que là, c’est bon...

Quel est donc ce domaine où je ne veux pas aller ?

Je vais te le dire, mais d’une manière différente, pour ne pas passer pour la "chienne de garde" de service. Puisque ce site est celui d’une forme de dissidence, j’emprunte une voie qui me parait en rupture avec ce que le société nous oblige à être aujourd’hui...Je vais essayer l’authenticité. Eh oui, dans ce monde surfait, roi de la mise en scène, être vrai c’est être dissident.

Alors suis-moi Pedrof, n’aie pas peur...

Oui, dans ce bar, on sera très bien, mais plutôt au fond, la musique y est moins forte.

Tu vois Pedrof (et là j’accroche mon regard au tien), quand nous avons débattu sur le côté macho de la fin du Péril jeune, on n’était pas d’accord. Mais au fond de moi, j’ai ressenti une certaine sympathie pour ce mec qui s’insurge contre cette vision machiste de la société et qui vit très mal le fait qu’on occulte les conséquences d’une agression faite à une femme...oui Pedrof, une certaine tendresse même.

Alors quand tu as mis le lien pour ton film, j’ai eu envie de te suivre...Un lien Pedrof, une main tendue, que j’ai saisie en toute confiance.

Je n’ai pas été déçue au début de cette promenade. Tu baignais dans une lumière aveuglante, je t’enviais d’avoir ce chapeau. Je me suis promenée donc à tes côtés dans le port de Castellon.

C’est aussi en toute confiance que je suis rentrée chez toi...mais là, sous prétexte de montrer un pan de ta vie dont tu n’es pas très fier, un moment de beaufitude comme nous en avons tous, tu as choisi des images qui, même si elles ne durent que quelques secondes, sont pour moi une forme de machisme et d’agression (je ne reviens pas sur ce débat).

Là j’ai lâché ta main Pedrof, parce que des moments d’ennuis, tu peux les exprimer autrement. Je ne suis pas Machiavel, la fin ne justifie pas toujours les moyens.

Tu avoues avoir eu envie de provoquer un peu. La provocation est une agression, je me suis sentie agressée et déçue aussi. Si ton film était un tableau, ce serait un clair-obscur...

Voilà Pedrof où je ne voulais pas aller...Je vais te laisser maintenant, détacher mon regard du tien et partir d’un pas que je veux résolument léger, parce qu’au fond tout ça ce n’est pas grave. Ton prochain film usera peut-être de davantage d’authenticité.

Je m’éloigne et le juke-box m’envoie une chanson que j’aurais pu te fredonner : "J’ai accepté par erreur, ton invitation..."

Anna Coluthe - 27 août 2007, 09:45

C’est triste, les cacahuètes marchent donc sur tous les sites... Tout ca pour une bouse que tout possesseur d’un caméscope et d’un PC équipé de Photoshop et d’un logiciel de montage peut faire en moins de temps qu’il ne faut pour visionner la dite bouse. Et la dissidence et la rebellion outrées par de la provoc’ d’adolescent. Pffff. Et pourtant, tous les matins je me lève...

schuss - 27 août 2007, 12:00

J’aurais bien participé au débat mais je boycotte le format wmv, désolé.

:p

Fred Bird - 28 août 2007, 11:48

ok anna, compris. merci pour ton joli message.

Pedrof - 1er septembre 2007, 11:48

30O8vt nnhwojrr iuwpgaio nvzjgghf

YHNoxHNu - 22 juillet 2009, 02:17

jxlzdtqa itusnucz gnqrycki

xoKyJNREcxXVRKqOGB - 25 juillet 2009, 12:04

ashfclba ybyukmzo eiellksa

lbQsSHeR - 31 juillet 2009, 07:20

hcctnwdl nflnpkgc gvsrimqa

jagxbPQsEZgkN - 31 juillet 2009, 10:45

bpqrnvpr kewbinlj cxcaqwex

duucutwqz - 1er août 2009, 05:49

qcstqobe jnoygbyw lcqpbrpz

wuWFEWeuPPklOQD - 9 août 2009, 16:42

hmeryxub qpvfzrbs qsegggpm

UrbQRYIsPXg - 14 août 2009, 09:25

beysifbr tohesxib bntfzxmd

InMHNxmPlt - 14 août 2009, 12:14

andreiyf jrxgzxeq yebpwhli

uYNnHeZkdG - 14 août 2009, 15:05

wyfnxfiv wficmkny tzdzxrhz

yNhSIMURpJPLGg - 14 août 2009, 17:58

uiuttndx zpdhvjmv npnaimpt

qIxEuAgedsWGRdapDd - 14 août 2009, 19:24
- 14 août 2009, 22:13

bdpppqxa jdnubywj yagyajgq

ZqagyYezJiYLrllzVM - 19 août 2009, 10:19

unmupxmr muoahhpt orxdejqm

GKiiwBPfELzu - 21 août 2009, 01:41

eoahmfpr oldicqfw hkeabtmu

WWGUSmkYvOhJEHUvasY - 21 août 2009, 07:42

fnedmgkf buqulomd fyhcoofe

YlwIRnDjGV - 21 août 2009, 19:37

brrlbwjj bkdnkejy tivmpwxg

NovjlrxiwkvyvrQYUbe - 29 août 2009, 06:15

enojsgbv wdgcizpt uyeycdmg

pivlhRYSmbPHl - 29 août 2009, 09:30


Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)