Bon. Personnellement , je déteste la plupart des films de ce type, mais ce n’est pas lui qui l’a réalisé (ça compte, les images sont plus sexy), la bande annonce était assez intrigante, et d’autre part le peu de critiques qu’on lui a accordé ressassaient toutes cette histoire de "critique naïve de l’Amérique et de son penchant pour la violence et les armes" - intention qui devaient être expliquée dans le dossier de presse pour qu’ils soient tous si unanimes dans l’interprétation de ce film désarmant (ah-ah).Ces critiques sont de vraies feignasses en rade totale d’imagination.
Des armes il y en a, certes. C’est une sorte de conte dans une ville imaginaire -mais située aux Etats-Unis - sur des "loosers" (c’est eux-mêmes qui se qualifient ainsi parce qu’ils ne peuvent pas travailler à la mine,comme les autres "vrais" hommes). Ils créent un club pacifique appellé les Dandies et se donnent de l’assurance en portant une arme dont ils sont censés ne jamais se servir.
Bon, déjà, il n’était point besoin qu’un ami qui a fait psycho à la fac m’explique que les armes sont un symbole à peine crypté de la virilité, du sexe masculin... et blablabla. PLus qu’une dénonciation, ce film, avec ses belles images et de belles lumières, sa logique interne pas très é&vidente, ses symboles, fait penser à un rêve . On le subit en proie à moitié au malaise (les flash réalistes sur les blessures et sur les cadavres à la morgue), à moitié en extase (les images oniriques, les références à pleins d’autres choses, le visage d’ange aux yeux cernés de Jamie Bell) et, comme quand je rêve, je n’arrêtais pas de me demander ce que ça voulait dire - car on sent bien qu’il y a un sens caché là, tout près, mais où ?
Donc, bizarre, mais avec le mérite d’être original et d’intriguer -ou d’ennuyer, aussi - mais ça change des films américains qui ont tous la même trame.
Alors si vous avez l’occasion, poussé par le désoeuvrement et la chaleur (ou la pluie ) de tomber sur un ciné qui le passe- ou de le voir en dvd ce qui en saurait tarder - n’hésitez pas à laisser votre interprétation, histoire de faire avancer le schmilblick.

