mouton rebelle

theme du moment : distance

S : J’en ai marre. Je veux baiser.

T : putain mais arrête, c’est bon là !! C’est pas la fin du monde. Le cul pour le cul, je vois pas l’intérêt de toutes façons. Et puis, tu saoules avec tes caprices.

S : oh, ça va, ça va, Marie. T’es trop coincée.

T : Je vois pas le rapport. Parce que je ne suis pas une obsédée comme toi, je suis une coincée. T’abuses un peu là. Moi, le sexe, ça me dit rien, c’est tout. Les mecs ne m’attirent pas, les filles non plus. J’ai pas envie de connaître ça... pour l’instant en tout cas. Et pis, on est jeune, c’est bon quoi on a le temps, merde. On aura bien le temps de se faire prendre pour des trous.

S : eh oh, ça va là ? Le cul, c’est pas qu’une histoire de trous. Y’a euh, plein d’autres choses... enfin je crois...

T : ma pauvre que t’es naïve.

S : t’en sais quoi toi ? De toute façon ?? Je suis sûre que tu te touches même pas.

T : ça te regarde pas. Et si c’est le cas, et ben ... C’est pas le cas alors c’est bon.

S : ah ah ah c’est bon aller. Je suis sûre que tu te masturbes. Hein ?

T : ça va pas non !! T’arrêtes un peu, tu m’emmerdes.

S : te vexes pas. Tu me fais juste rire à pas assumer ça. C’est naturel tu sais. Moi, j’adore me toucher. J’ai pas honte et c’est pas malsain. C’est pas possible que ce soit malsain, c’est tellement bon !!

T : pfff

S : écoutes. On se connaît depuis très longtemps, alors jures moi que tu te touches pas.

T : ...

S : c’est pas si difficile que ça a la dire. Pas grave. Je te crois pas de toute façon. Je te connais trop bien, on est différente mais tu es moi comme moi, on a les mêmes envies. Tu es juste plus réservée que moi, tu dois juste le faire dans le noir ou une connerie de ce genre. Et pis, je pense vraiment que ça aide à connaître son corps et ses envies.

T : ouais, ouais. mais c’est trop perso.

S : humm. Moi, j’aime le faire à l’air libre. Dans la chaleur du soleil. Les rayons qui me caressent les lèvres, l’herbe qui me pique les fesses. Je me déshabille tout en douceur en fermant les yeux pour amplifier au maximum mon sens du toucher. Ma peau devient chaude et humide sous la tendresse du soleil. Je caresse doucement toutes les parties de mon corps du bout des doigts. J’effleure mon cou, mes épaules, mes seins, mon nombril, mon sexe, mes cuisses. je vais très lentement, plus je sens l’excitation monter plus je ralentis mes mouvements, ma respiration, mes soupirs. Mes tétons sont au maximum de leur tension, je sens mon sang affluer dans mon vagin, je me sens attirer par lui. Je commence alors les frôlements de mes deux doigts, le va et viens qui augmente au fur et à mesure de mon plaisir. Je pousse des petits cris de jouissance, ça m’excite de m’entendre prendre mon pied plus je retiens ces cris plus ça m’excite. J’ai peur et envie qu’on m’entende, qu’on me voit. Mon corps nu qui bouge et qui se tortille de bien être. Mon bassin suit les mouvements de mes doigts qui s’enfoncent de plus en plus dans ma chatte. J’accélère les mouvements, plus vite, vas-y, plus vite, vas-y, plus vite, plus vite, encore.
Ma main droite s’engouffre dans la chaleur humide et odorante de mon vagin pendant que la gauche caresse ma poitrine dans une synchronie parfaite. Mon cœur bat à une vitesse insoutenable, mon souffle se fait puissant. Quand je sens excitation à son comble je me retourne alors à quatre pattes et je montre la splendeur de mon cul à la tiédeur du soleil. Je sens mes seins qui pendent et bougent en harmonie avec mon bassin et mes hanches, mon corps entier se tord de plaisir dans la confusion montante de l’excitation de plus en plus forte et violente. Ça m’emporte, ça me soulève, ça me transporte. . Je sais plus où je suis ni qui je suis, je perds connaissance avec moi-même, je me sens soulever par une force qui est nulle part.
Mes doigts s’accélèrent alors à une rapidité incroyable, mon clito s’embrase et une bouffée de chaleur percutante explose en moi ; je la cherchais cette étreinte, je perds le sens du ciel et de la terre, mon corps tremble et ma voix jouit. Mon corps sue, j’aime ça, j’aime l’odeur de mon envie. Je porte mes doigts à la bouche, je lèche mon flux, les derniers frissons finissent de m’achever. Quand j’ouvre les yeux, ma respiration s’est calmée, le soleil me sourit et moi, j’ai joui.

T : ...

S : eh oh, toi aussi tu peux ouvrir les yeux là. C’est fini.


ça change un peu de ligne éditoriale pour mouton, si avec ça on n’explose pas les scores de google ^^
c’est pas évident d’écrire là dessus (enfin je crois, j’ai jamais tenté) et je trouve cet essai sympatoche. Vive les nouveaux ce week end, après J.Air, un anonyme. Une grande vague de fraicheur souffle sur mouton, réveillez vous !
jojo - 21 novembre 2005, 00:37
Un peu... médical, non ?
Fred Bird - 21 novembre 2005, 09:21
C’est marrant, celle qui s’appelle Marie porte l’initiale T :) Sinon, texte très suggestif, reste la question : est-ce un homme ou une femme qui l’a écrit ?
axolotl - 21 novembre 2005, 09:27
J’aime bien ;) j’espère juste que le sujet est qud même moi taboo, que le texte le laisse penser ...
fab - 22 novembre 2005, 11:14
ca ma fait bander
>. - 22 novembre 2005, 20:26
gagner jojo celui la doit venir de google :)
banux - 22 novembre 2005, 23:57
Je pense pas que T s’appel Marie, peut-être un clin d’oeil a Marie Madeleine, un truc comme ca.
Keraoc - 23 novembre 2005, 19:08
peut être même à la Vierge Marie... enfin j’ai l’impression...
jess - 24 novembre 2005, 12:53

arteradio.com > Recherche > Ulysses (y’a que une réponse)

ou parcque je suis gentils, le lien direct en mp3 haute qualité : http://www.arteradio.com/sons/15joyce_hq_fr.mp3 (pour ceux qui écoute et comprenne pas, allez lire sur le site) et c’est du CC, enjoy !

grima is so much alone - 27 novembre 2005, 05:20
- 12 décembre 2006, 00:39

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